Contaminée par le Covid à Quiberon : “on pensait que ça n’arrivait qu’aux autres”

Au moins treize personnes ont été contaminées par le coronavirus lors du week-end des 18 et 19 juillet à Quiberon (Morbihan). Des jeunes qui ont profité de la plage et de l’ambiance des bars de la ville. Anna, infectée par le Covid nous raconte le calvaire qu’elle vit depuis quelques jours.

La jeune femme a préféré témoigner anonymement. (illustration)
La jeune femme a préféré témoigner anonymement. (illustration) © Maxppp – Maxppp

Treize cas de coronavirus ont été confirmés à Quiberon depuis le mardi 21 juillet selon le dernier bilan publié par la préfecture du Morbihan ce vendredi 24 juillet en soirée. Ces malades sont des jeunes qui ont fréquenté le même camping, les mêmes bars et la plage durant le week-end du samedi 18 et dimanche 19 juillet. Il faut y ajouter 25 personnes isolées qui présentent elles-aussi un risque d’infection. Nous avons pu échanger avec l’une des jeunes filles, contaminée durant ce week-end.À lire aussi Jeunes infectés par le coronavirus après un week-end à Quiberon : “Les bars étaient bondés”

Anna (prénom modifié) a 19 ans. Elle est venue passer le week-end avec trois autres amies dans un appartement de la commune. A cette occasion elle a rencontré le saisonnier reconnu comme le premier cas avéré de ce groupe. Plusieurs rencontres ont eu lieu pendant le week-end. Les quatre jeunes filles ont été infectées.

France Bleu Armorique : Comment vous sentez-vous 48 heures après le dépistage ?

Anna : Nous avons tous les symptômes possibles : fatigue, maux de tête, vomissement, respiration difficile, maux de gorge, courbatures et nous n’avons plus de goût ni d’odorat. Il y a des moments dans la journée où ça ne va pas du tout. On dort beaucoup.

FBA : Comment s’est déroulé le week-end dernier ?

Anna : Nous sommes arrivées le vendredi soir dans un appartement et nous devions repartir ce jeudi. Le soir-même nous sommes sorties sur la plage. Nous avons retrouvé des amis de l’été dernier et le jeune homme qui travaille à la boulangerie était là. On a beaucoup discuté avec lui. Nous l’avons revu le lendemain à la plage. Dans la soirée, nous sommes allés dans un bar dansant sur la place Hoche où le masque était tombé aux oubliettes. Ça ressemblait à une boîte de nuit. Il y avait des tables pour séparer les groupes mais au final les gens étaient collés les uns aux autres. Avec l’alcool, au fil de la soirée, on respecte de moins en moins les distances.

FBA : Vous estimez que vous avez été négligentes ?

Anna : Oui personnellement, je n’ai pas fait attention. J’ai discuté avec des gens sans respecter les distances nécessaires. La musique nous forçait à parler fort et à se rapprocher. C’est vrai que c’est irresponsable de notre part. Au final ça nous retombe dessus avec une grande violence. Le corps prend cher. Dans notre ville, qui est plus grande, on respecte le port du masque mais en arrivant à Quiberon on s’est dit que c’était plus petit et qu’il y avait moins de risques. En fait c’est pire. On se dit que ça n’arrive qu’aux autres mais c’est faux !

FBA : A quel moment avez-vous ressenti les symptômes du coronavirus ?

Anna : Dès le mardi matin, une de mes amies a un gros mal de tête. Au départ on n’a pas du tout pensé au Covid mais le jeune homme de la boulangerie m’a envoyé un message pour me dire qu’il était positif au coronavirus et que je devais me faire dépister. Dès le lendemain un médecin nous a reçu en urgence et on a eu une place pour un test mercredi. Jeudi, le résultat est tombé. Nous sommes toutes les quatre positives au Covid-19. Entre temps mon état de santé s’est détériorée : nez qui coule, fatigue, gorge qui gratte beaucoup. Une de mes amies dormait beaucoup. Elle était en larmes à cause de la douleur.

FBA : Vos parents ne sont pas trop inquiets ?

Anna : Si. Ils sont derrière nous. On reçoit des appels et des messages pour savoir comment nous allons. Nous sommes aussi suivies par l’Agence régionale de santé. Pour le moment nous sommes restées sur Quiberon mais nous allons passer les prochains jours isolées dans un appartement à Vannes. Un infirmier va venir nous voir tous les jours.

FBA : Avez-vous des nouvelles de votre camarade saisonnier ?

Il va un peu mieux. Ça a été très dur pour lui pendant les deux premiers jours. Nous avons aussi des nouvelles des autres. On échange des messages mais souvent on répond avec du retard parce qu’on dort beaucoup. C’est une maladie vraiment épuisante.

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