Infirmiers à Perpignan : « On nous envoie à l’abattoir »


Masques, blouses, gel hydroalcoolique, charlottes de protection, voilà tout ce dont manque le corps infirmier. Face à cette crise inédite, le gouvernement a décidé de réagir en commandant plus d’un milliard de masques à la Chine dont 10 millions pour la région d’Occitanie.

Mais le mal est sans doute quasiment fait. Ambulanciers, ou praticiens, tous font part d’un manque cruel de matériel. Des carences qui les exposent directement au virus tout comme leurs proches.

Le corps infirmier souffre c’est une évidence. Entre système D, refus de patients et sur-tarification du matériel indispensable, la coupe est pleine. Une infirmière a souhaité témoigner.

«  Le gouvernement nous envoie à l’abattoir »

Celle-ci, comme tout son corps de métier se dit « démuni face à l’absence de matériels et de protection ». Elle va même plus loin :

On a un vrai sentiment d’aller travailler totalement nu et de se mettre en danger nous et nos patients. Nous travaillons sans masques, sans gel hydroalcoolique, sans charlottes, et dans le contexte que l’on connaît, c’est scandaleux. Nous sommes contraints de se débrouiller entre nous, par manque de matériel à s’échanger les masques, les charlottes sur des parkings d’hôpitaux. Chacun se paie son matériel. On en vient même à se rembourser entre nous lorsque la situation le veut.

Un responsable selon elle : le gouvernement. Le corps infirmier est selon elle « méprisé » par les autorités. Une situation qui amène elle, et ses confrères et consœurs à faire des choix :

Comment le gouvernement n’a t-il pas pu anticiper cette crise ? Aujourd’hui, nous sommes dans l’obligation de refuser des patients, car nous manquons cruellement de matériel. Et si la situation continue d’empirer, bon nombre d’hôpitaux seront engorgés et on ne pourra pas absorber la vague de cas qui se prépare. On travaille à flux tendu. Nous sommes méprisés par le gouvernement qui ne pense qu’à l’argent et on ne va pas tarder à en payer le prix fort. 

Un autre problème se pose. Comment être réapprovisionné quand, même les pharmacies ne disposent pas ou bien ne désirent pas mettre à disposition du matériel ? Si l’infirmière contactée ne fait pas de généralités, elle pointe néanmoins un dysfonctionnement de taille : la surfacturation du matériel.

Quand certaines pharmacies jouent le jeu en nous laissant des masques par exemple, d’autres en profitent en augmentant le prix des masques. Une collègue infirmière sur Perpignan, a voulu acheter 10 masques FFP2 pour son unité, elle s’en est sorti avec une facture totale de 500 euros.

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