“Vous n’écoutez tellement pas ce qu’on dit qu’on va devoir choisir entre sauver votre père ou votre mère”, témoigne en larmes, une infirmière sur RMC

Troisième jour de confinement. Un confinement, plus ou moins bien respecté par certains Français indisciplinés. Geneviève, infirmière dans les Deux-Sèvres a dénoncé, en pleurs dans les “Grandes Gueules”, l’attitude irresponsable de ceux qui continuent de “se balader pour des vacances”.

Un véritable cri du cœur. Geneviève, infirmière dans les Deux-Sèvres, a témoigné ce jeudi dans les “Grandes Gueules” de son quotidien devenu très difficile depuis l’arrivée du coronavirus sur le sol français.

Alors que le personnel médical est en première ligne, l’infirmière dénonce l’attitude de certains patients vis-à-vis du matériel pourtant indispensable aux professionnels de santé.

“Je suis persuadée que si on teste tous les patients et le personnel médical, plus de la moitié sera positive. Pendant 10 heures, je travaille avec des gens qui me toussent et me crachent dessus. Mes masques sont périmés depuis 2001. Quand je vois les gens dans les rues avec des masques, les gens qui fracturent les voitures des médecins libéraux alors qu’ils n’ont déjà pas de matos. Mes collègues finissent par mettre des masques dans nos tiroirs de stupéfiants parce qu’on nous les vole. S’il vous plait, écoutez-nous, restez chez vous, vous sauvez des vies et vous nous sauvez la vie”.

“On enterre nos collègues”

Nombreux sont les habitants des grandes villes qui ont pris leurs valises pour passer ce confinement au bord de la mer ou dans leur maison secondaire. Quand certains redoutent de s’ennuyer, d’autres vivent cette période comme une nouvelle vie aux allures de vacances et c’est ce que dénonce Geneviève.

“Ce n’est pas une grippe ou une varicelle. Ça tue, ça nous tue. On a des infirmiers dans l’Est qui meurent. On enterre nos collègues. Les premiers à être touchés c’est nous. On n’a pas le droit de retrait, ça fait partie de notre conscience, on y va. Je n’embrasse plus mes enfants, je ne vois plus les personnes que j’aime. Je fais tout ça pour des gens, qui continuent de se balader pour des vacances”.

Et de poursuivre: “Je ne juge pas, même quand on a vu les Parisiens arriver. Je travaille dans un hôpital qui n’a pas les mêmes capacités que les grands CHU parisiens. On n’aura pas de place pour tout le monde. Ceux qui se disent qu’ils ne l’ont pas, vous pouvez le transmettre. Vous pouvez le transmettre à la boulangère, qui va servir vos parents. Un jour, vous n’aurez tellement pas écouté ce qu’on vous a dit qu’on devra choisir entre sauver votre père ou sauver votre mère. C’est ça la réalité”.

“Ça ne sert à rien de nous applaudir aux fenêtres pour après aller se balader”

Alors, le message que veut faire passer cette infirmière est simple: elle demande aux Français de rester chez eux.

“Quand je vois les gens qui applaudissent à leurs fenêtres, ça nous fait du bien. Ce week-end, une entreprise nous a livré des pizzas parce qu’au lieu de jeter les stocks, ils font un geste pour nous et ça nous fait du bien. Mais vous savez ce qui nous ferait vraiment du bien? Ça ne sert à rien de nous applaudir aux fenêtres pour après aller se balader et aller voir les copains”.

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